La technologie in situ (ou siège dit “injecté”) ouvre de nouveaux horizons dans le domaine de la création des sièges automobiles. Son principe ? L’injection de polyuréthane dans un moule où a été préalablement déposée une garniture en tissu ou en cuir. En polymérisant, le produit va gonfler pour épouser la forme du moule et adhérer parfaitement à la coiffe. Cette technique, qui rencontre de plus en plus de succès auprès des constructeurs, donne davantage de liberté aux stylistes : elle autorise notamment certaines formes concaves que la technologie traditionnelle ne permettait pas, favorisant l’apparition de sièges aux sculptures et volumes originaux. Elle offre aussi une restitution industrielle plus précise du dessin de style, à la grande satisfaction des créateurs.

Du côté des selliers qui interviennent en seconde monte, l’in situ les conduit à revoir leur pratique du métier de sellier. En effet, la coiffe en tissu, désormais collée à la mousse du siège, ne peut plus être retirée sans pendre le risque de déchirer la mousse. Les selliers ont mis en oeuvre de nouvelles techniques de garnissage, dites “au fil”, pour permettre à votre siège en tissu in situ de recevoir une coiffe en cuir. Il est à noter que le temps de main d’oeuvre pour ce type d’opération est nettement plus important que pour un siège “classique”. D’autre part, les gabarits doivent être pris directement sur le siège, en s’aidant d’une craie ou d’un feutre sur un patron en plastique, compte-tenu que la coiffe en tissu ne peut être retirée, pour ensuite être digitalisée.



















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